Chapitre 2 (Partie 1) : Première rencontre
POINT DE VUE DE BELLA
Le vol en avion se déroula dans les meilleures conditions. J'étais placée près du hublot à côté d'Heidi. Malgré la splendide vue qu'offrait ciel et ses nuages bien blancs, je ne pus en profiter car je m'endormis sur l'épaule de celle-ci trente minutes après le décollage. Elle me réveilla à l'aide d'une caresse sur la joue lorsque nous atterrîmes en fin de journée à l'aéroport de Seattle. En descendant de l'avion, je constatai que la pluie tombait comme des cordes. Je souris. Ce climat était décidément parfait pour mon espèce.
Une belle voiture noire aux vitres teintées nous attendait devant les grandes portes de la station. Nous mîmes nos valises dans le coffre et grimpâmes à l'intérieur. Ce fut Démétri qui conduisît à une vitesse effrayante en direction de Forks. Durant le cours trajet, je me collais le visage à la vitre pour contempler le paysage de mon nouveau chez moi. La verdure était omniprésente à travers les épais nuages grisonnants. Au loin, j'apercevais une petite ville engloutie par une immense forêt sombre : Forks.
La voiture se stoppa devant une magnifique villa blanche avec une grande baie vitrée. Cette bâtisse avait du coûter une petite fortune à mon père mais rien n'était trop beau. Toute existée, je descendis du véhicule et courus vers la porte d'entrée en oubliant de prendre mes valises. Je tenais à faire le tour du proprio et je ne fus pas déçue. L'intérieur était stupéfiant. Le rez de chaussé offrait un grand salon très éclairé donnant sur le jardin, une ravissante petite cuisine américaine et une salle à manger ornée de fleurs. Un gigantesque escalier blanc en colimaçon remplissait le centre du salon près d'un piano à queue de la même couleur. A l'étage, se trouvait une bibliothèque taillée dans un bois luxueux et deux chambres avec chacune une salle de bain.
_ Hé Bella ! m'interpela Démétri. Viens jeter un coup d'½il au garage.
_ J'arrive ! criai-je comme une hystérie.
Je descendis l'escalier précipitamment. Dans ma hâte, je loupai une marche et trébuchai. Par chance, Heidi me rattrapa par le bras avant que j'heurtasse le sol avec violence.
_ Toujours aussi maladroite ! se moqua-t-elle.
N'ayant rien trouvé à répliquer, je lui tirais simplement la langue comme une gamine de six ans. Elle pouffa de rire et nous allâmes rejoindre Démétri dans le garage. Quelle ne fut pas ma surprise ! Je compris aussitôt la joie qui animait ce dernier. De splendides voitures étaient garées sagement. Aussi surprenant que ça, j'adorais les voitures puissantes et surtout la vitesse. Malheureusement, je n'étais pas un as du volant et souvent mes joujoux préférés finissaient à la case. Je tombais sous le charme d'une Porsche 911 jaune. Sans me faire prier, je m'installai dans celle-ci et mis le contact. La voiture ronronna. Ah ! Que j'aimais entendre ce son !
_ Vous venez faire un tour avec moi ? leur proposai-je.
_ Je ne tiens pas à m'écraser contre un arbre, plaisanta Démétri.
_ Qu'est-ce que ça changerais ? Tu es déjà mort, ripostai-je.
_ Là n'est pas la question. Ta conduite m'horrifie.
_ Tu insinues que je conduis mal ?
_ C'est à peu près ça ! rigola-t-il.
_ De toute façon, je n'ai pas besoin de toi. Tu m'accompagne Heidi ?
_ Non désolé ma belle. Je dois rester pour ranger mes affaires, se justifia-t-elle en lançant un regard coquin vers Démétri.
_ Je comprends. Je suis de trop, fis-je en riant. Bon, je vous laisse à vos occupations.
_ Soit prudente, me prévint cette dernière.
_ Tu me connais.
_ Justement. Et profite de cette balade pour chasser. Il serait dommage que tu attaques un de tes nouveaux camarades lors de ton premier jour au lycée.
_ En effet !
Je démarrai en trombe et pris un chemin boueux dans la forêt. Je songeais que la voiture aura besoin d'un sacré nettoyage dès mon retour.
POINT DE VUE D'EDWARD
Tranquillement allongé sur mon divan en cuir, j'écoutais la douce mélodie de Debussy. Rien ne perturbait la quiétude de ma chambre à l'exception des notes du piano. Soudain, ma porte vola en éclat, défoncée par un colosse aux cheveux bruns.
_ Emmett, soupirai-je, c'est la deuxième porte cette semaine que tu détruis. Esmée s'exaspère!
_ Oups désolé !
_ Comporte-toi normalement.
_ Impossible, ricana-t-il. Je ne suis pas un type normal. Il faut t'y faire.
_ Qu'est-ce qui t'amènes dans ma chambre ?
_ La chasse aux ours est enfin ouverte ! s'exclama-t-il de joie comme si c'était Noël pour un gamin.
_ En quoi cela me concerne-t-il ?
_ Tu es désespérant parfois. Où est passé le Edward d'avant qui aimé foutre une raclé aux grizzlis mal élevé ?
_ Je ne sais pas.
« Pauvre mec ! Il a une mine épouvantable ! » pensa-t-il.
Un son bestial s'éleva de ma poitrine. Le plus malheureux dans cette histoire, c'est qu'il avait parfaitement raison. De grosses cernes violettes se dessinaient sous mes prunelles quasiment noires. A quand remonter ma dernière chasse ?
_ Cesse de lire dans mes pensées. J'ai le droit d'avoir une vie privée ! s'énerva-t-il.
_ Excuse-moi ! C'est plus fort que moi.
_ Allez va, je te pardonne. J'aurais le même don que toi, je m'en servirais à tord et à travers, dit-il de bonne humeur, effaçant son énervement.
_ On attend quoi pour botter les fesses de ces grizzlis ?
_ Waouh ! C'est parti ! s'époumona-t-il.
Je riais de plus belle. Ce que j'aimais chez Emmett, c'est sa joie de vivre et sa bonne humeur. Dans n'importe quelle situation, il arrivait toujours à plaisanter. Malgré sa musculature plutôt impressionnante, il était un vrai nounours. Cependant, je n'aimerais pas être à la place d'un grizzli en ce moment. Je ne regrettais pas de l'avoir parmi nous. Rosalie avait très bien agis en le ramenant à moitié mort à la villa pour le transformer. L'immortalité était un peu plus supportable en sa compagnie.
Je descendis par les escaliers. J'aurais très bien pu sauter par la fenêtre à l'instar de mon frère mais la mascarade humaine s'encrait tellement en moi que j'en oubliais parfois mes habitudes vampiriques. Au rez de chaussé, je croisais mon petit lutin tournant en rond. A mon arrivée, elle tourna les yeux vers moi.
_ Je pars chasser les grizzlis avec Emmett. Veux-tu nous accompagner? lui proposai-je.
_ Avec plaisir ! s'écria-t-elle. Je m'ennuie sans mon Jasper.
_ Quand revient-il ?
_ Dans deux jours d'après mes visions.
_ Bon ! Vous fabriquez quoi ? s'impatienta Emmett de dehors.
_ Hou ! Je vois que Monsieur n'a qu'une hâte : zigouiller les méchants nounours, plaisanta-t-elle. Mieux vaut ne pas l'énerver, il risquerait de mordre.
Nous sortîmes de la villa à vitesse vampirique, en la laissant déserte. Esmée et Carlisle étaient en ce moment même en voyage de noce pour la dixième fois sur l'île de celle-ci. Quant à Jasper, il passait quelques jours avec ses amis de longue date : Charlotte et Peter. Je n'avais pas besoin de lire dans les pensées d'Alice pour savoir qu'elle était inquiète. Depuis le départ de son amoureux, elle ne cessait de regarder dans le futur tout en tournant en rond dans le salon. Cette partie de chasse avait donc l'avantage de lui changer les idées.
Durant notre course à travers les arbres, je me rendis compte que je n'avais pas vu Rosalie de la journée. Où diable était-elle passée ? Et puis, son absence ne me déplaisait pas, bien au contraire. Ses avertissements ridicules m'insupportaient ainsi que son égoïsme. Elle ne pensait qu'à elle et cela m'énervait au plus haut point. Lire dans son esprit était encore pire. C'est pour cela que j'évitais de le faire préférant celui d'Emmett ou des autres.
Toujours pas d'ours à l'horizon. Le sourire d'Emmett se dissipait à mesure que l'on cherchait ces grosses créatures poilues. Soudain, une odeur chatouilla mes narines. Elle ne provenait pas d'un animal ni d'un humain. Elle était bien différente de celle que je connaissais déjà mais tellement plus envoûtante. Cependant, elle ne poussait pas au massacre ni au meurtre. Je prenais un réel plaisir à la humer. Mes deux compagnons se regardèrent dans les yeux. L'étonnement et la curiosité s'identifiaient sur leur visage à la couleur cadavérique.
_ Vous sentez ce que je sens ? demandai-je.
_ Cette odeur enivrante ? Oui bien sûr que je la sens ! Comment ne pas la louper ? répondit Emmett.
_ D'après toi, Edward, qu'est-ce que c'est ? me questionna Alice.
_ Je ne sais pas. Je n'ai jamais respiré pareil parfum. Rentrez à la villa, je vais aller voir ce que c'est, leur ordonnai-je.
_ Pas question, riposta Alice.
_ Et si jamais, tu te fais attaquer par cette créature. Tu seras bien content que je sois là pour lui faire mordre la poussière.
_ Très bien, cédai-je. Je n'ai pas trop le choix.
_ Exactement mon cher, fit Alice de sa voix flutée.
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Alors que pensez-vous de ce chapitre ??
Comment imaginez-vous la hasardeuse rencontre des 3 Cullen et de Bella ??
Comment trouvez-vous le caractère d'Alice, d'Emmett et d'Edward ??
Aimez-vous avoir plusieurs points de vue ?? Si oui, lesquels ??
Merci pour vos 100 commentaires sur le précédent chapitre
Je vais devenir gourmande en commentaires maintenant !!
Bon alors disons 60 commentaires pour la suite ??